LeeLoo court - Trail des Cabornis 2016


En début d'année je décidais que 2016 l'année du trail, quitter la route, tester mes capacités avec du dénivelé !

C'est donc touy début mars que j'ai pris le départ de mon premier trail. 
J'avais décidé de m'y inscrire il y a des mois déjà, juste après mon premier semi marathon en fait. 
J'ai choisi une petite distance (11km) de façon a y aller très sereine (à l'entrainement je cours minimum 10 km donc je savais que je finirai sans trop de mal)

En plus ce n'était pas loin de la maison, je pouvais donc y aller avec toute ma petite famille pour me soutenir.

Bon finalement avec la météo capricieuse nous avons préféré laisser les enfants au chaud à la maison avec leur papa. 
Je suis donc partie seule, samedi à 13h, après une matinée bien chargée au salon baby de Lyon (oui oui je vais rattraper mon retard petit à petit promis)

La veille j'avais soigneusement choisi ma tenue. 

En prenant cette photo je me suis dit que c'était vraiment carnaval quand j'allais courir, que rien n'allais vraiment ensemble, mais bon, j'avais surtout envie d'être à l'aise

En fait à vrai dire cela faisait des semaines que je me demandais ce que j'allais mettre, n'arrivant pas à trancher...
Puis on se demande si on prend des gants ou non, si on prend un Kway ou non, quelque chose à manger vu qu'il n'y a pas de ravito solide, juste de l'eau, pendant cette course. Ça occupe un moment finalement de préparer une course.

Bien sûr, un peu nerveuse, j'étais partie trop tôt avec la crainte de ne pas arriver à me garer, de ne pas trouver le lieu, de passer des heures à récupérer mon dossard...
Finalement en 3 minutes j'avais trouvé, en 2 j'étais garée et en une j'avais mon dossard...
Et il restait plus d'une heure à attendre avant le départ, avec un temps menaçant et des températures pas très hautes...

Ça m'a laissé beaucoup de temps pour étudier le tracé (et surtout le dénivelé) de la course. J'ai bien repéré qu'il y avait quasiment 5km de montée, d'emblée, mais qu'après c'était descendant. 


Par contre vous quand vous regardez cette image vous la voyez la seconde bosse...Ben moi je ne l'avais pas vue !!!! 

Ça me laisse le temps de décider d'aller reposer mon kway dans la voiture, tant pis je prend le risque d’être trempée, mais je n'ai pas envie de le porter pour rien

Grâce à mon joli buff, j'ai rencontré des filles du groupe Trail entre elles dont je fais parti. C'était chouette d'avoir quelqu'un avec qui discuter sur la ligne de départ. 
Ma coéquipière du jour me raconte qu'elle reprend le trail, - mais aussi qu'elle a fait des courses de dingues - elle me dit qu'elle aimerait faire moins de 1h30 , je lui répond que ça m'irait bien aussi. On se demande si à cette allure là on ne sera pas les dernières, et puis on regarde les gens autour de nous, l'équipement de certains, et on se dit que ça devrait aller.

Quand le compte à rebours du départ commence je lui dis qu'à ce moment là je me demande toujours ce que je fais là...(surtout que dans l'heure ou j'attendais le départ il avait déjà plus au moins 3 fois, et que comme il n'avait pas arreté de pleuvoir les 2 jours avant on sentait bien que ca allait etre boueux !)

Je ne suis pas vraiment stressée au départ des courses, et cette fois ci je n'ai pas pleuré - oui parce qu'au départ du semi du Beaujolais, 1 semaine après les attentats du 13 novembre, la marseillaise d'hommage aux victimes m'avait fait coulé des larmes, à quelques secondes du départ - 

C'est donc parti, nous ne sommes que 350 au départ alors même si je me mets souvent en queue de peloton je ne mets pas longtemps à passer la ligne de départ.

Je crois qu'on avait pas fait 500 mètres que j'avais déjà perdu ma copine de course. C'était plat il n'y avait pas de boue, je me suis dit que c'était le moment de courir à mon rythme de croisière, et de ne pas traîner...je vérifie quand même mon rythme sur ma montre, et je me faufile entre les coureurs.

On attaque la montée...
Les 3 premiers kilomètres, je réussi à ne pas marcher, je réduis mon allure bien sur, parfois je rattrape in-extremis ma chaussure restée plantée dans la boue !

Pour vous donner une idée, voici une photo prise par ma copine pendant la course...Et c'était comme ça très souvent ! 

J'alterne marche rapide et course jusqu'en haut, là ou nous attend le ravito. 
C'est la juste avant d'y arriver qu'il se met à pleuvoir. 
En voyant les personnes qui nous attendent là haut je tente d'ironiser un peu en disant "Ben dis donc il ne fait pas beau sur votre colline"
Ce à quoi on m'a répondu "Ben tu n'as qu'à redescendre..." 
Ok ok, j'y vais et promis je ne ferai plus de blagues pourries !

La plus grand inconnue pour moi pendant cette course c'était la descente. Autant la montée en pleine nature c'était un peu l'inconnu, mais ça ne m’inquiétait pas trop. Il n'y avait pas besoin d'une technique particulière - juste de bonnes cuisses - , et mes montrées d'escaliers ou sur le goudron dans Lyon m'y préparait plutôt bien. - Bon quand même quand je me suis vu marcher à 1km5 du sommet je me suis dit que je si je ne trouvais pas le moyen de re-trottiner elle allait etre longue cette montée - 

Autant la descente sur un terrain accidenté, glissant, ça allait être bien différent de mes descentes rythmées dans les escaliers de Fourvière ou de la Croix Rousse.
 Donc après avoir avalé mon verre d'eau je me lance. 

J'avais quand même été demander quelques conseils chez les filles du groupe Trail entre Elles.
J'avais particulièrement retenu celui d'une fille qui disait qu'il fallait ne pas regarder ces pieds, et se sentir légère. Et que pour s'aider elle écartait les bras.
Je crois que c'est un des meilleurs conseils que je n'ai jamais eu. 
Au bout de quelques mètres, je me suis lachée, bras écartés, en pleine descente !

C'est une sensation indescriptible, mais la position bras écartés et le fait de descendre après avoir monté pendant plus de 30 minutes m'a un peu donné l'impression de voler !
- Je vous rassure je n'ai pas gardé les bras écartés pendant les 4 km de descente, juste dans les parties techniques ! - 


Au détour d'un chemin, j'ai vu un baliseur - il y a des bénévoles sur le parcours à chaque changement de direction qui nous indiquent le chemin à suivre pour ne pas se perdre -  retirer sa capuche et pousser des grands cris. 
Il m'a fallu quelques secondes pour réaliser que c'était un copain à moi ! Qu'est ce que c'est agréable de voir une tête connue surtout quand on ne s'y attend pas !

C'est peu de temps après qu'à démarrer la dernière butte que je n'avais pas du tout repéré sur le tracé de la course. 
Moralement c'est nettement moins agréable de ne pas s'y attendre, pas comme les copains que l'on croisent. 

Mais je me suis accrochée, j'ai grimpé sans trop de mal en alternant marche et course

Pour vous donner une idée des rythmes de course voici le graph sorti de ma montre : 
en gris le dénivélé
en bleu mon rythme, plus la courbe est haute, plus ca va vite...quand ca touche la ligne du bas, je marche...

Le dernier kilomètre est totalement descendant, sur la fin on retrouve la route, on ne manque plus de faire des figures de patinage artistique à chaque pas.

A l'arrivée j'ai plutôt l'air heureuse non ?

Je boucle la course de 11km en 1h19. Je suis 165ème/349 au général, 35 chez les féminines à 11 minutes de la première. J'avoue être surprise de ce classement, mais ravie en même temps !


Je me suis régalée sur ce premier trail, et cela me conforte dans mes choix de courses pour cette année...Je n'ai aucune envie de retourner courir sur la route pour le moment.


Patauger dans la boue, c'est quand même extra



Pour finir cet article sportif, je vous parle des prochaines courses sur lesquelles je suis engagée : 

Celle qui me fait le plus peur : l'interlac trail le 15 mai
40km en duo avec Monsieur Papa - en duo pas en relais, il va falloir que je cours les 40km !!! - 

Celle avec les copines : Courir pour elles le 22 mai
5 km contre le cancer du sein avec mes copines tranquille, peinard !

La fun avec les copains : Bandol Classic le 11 juin
12.4km, un tout petit peu de dénivelé, en mode déguisé !


Celle que j'attend depuis l'an dernier : Le trail des passerelles du Monteynard le 16 juillet
22km le plus gros dénivelé que je n'aurai jamais couru

Celle qui a l'air juste spectaculaire : La Mona Lisa (au festival des templiers) le 22 octobre

 27,3km. J'ai tellement hésité avec le marathon avant de m'inscrire...Et je crois que du moment ou j'avais valider mon inscription, j'ai regretté de ne pas avoir été plus ambitieuse...Mais certainement que le jour de la course, vers le 25ème kilomètres je ne serai pas du même avis !

Voilà vous savez tout sur mon programme de course...Maintenant il ne reste plus qu'à aller s’entraîner sérieusement ! 

(N'hésitez pas à me dire si vous êtes sur l'une des courses prévues, ou si vous habitez pas loin, c'est l'occasion de se voir dans la vraie vie !)



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